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Sergio Larrain, ou l'image qui apparaît
En 1982, depuis sa maison de Tulahuén, Sergio Larrain écrit à son neveu qui veut devenir photographe. Treize ans plus tôt, il a quitté Magnum, le maître Ichazo, le monde. Cette lettre, devenue culte, dit dans la langue d'un photographe ce que Husserl, Heidegger et Merleau-Ponty avaient nommé autrement : une phénoménologie de l'errance.
Sauvage
« Je suis malade, je ne suis plus en mesure d'affronter le monde. Je vis reclus ici car je fuis le regard des autres. Les gens comme moi font peur... »
Il ne faut pas abattre un arbre ému
Mon travail a commencé avec la question du reste, de ce dont on hérite, de ce dont on est fait. Faire apparaitre ce qui va disparaitre ou ce qui a été dispersé, se heurter à sa matière, à sa présence.
Les Cahiers du Tanargue sont nés d’un désir :
celui de donner voix aux artistes,
aux écrivains, aux photographes, aux rêveurs de passage ou d’attache,
qui arpentent le sud de l’Ardèche — et d’ailleurs.