Il ne faut pas abattre un arbre ému

Anaïs Pélaquier

Instantanés.

Pupille dilatée, regard détourné.

Traces, gestes, reflets, ombres.

Contacts, transparences.

Que se passe-t-il entre deux battements de cils?

Ce que je crois voir est-il ce que je vois ?

Comment les choses nous transpercent, nous ébranlent, nous percent à jour.

Anaïs Pélaquier

Je vis dans la campagne gardoise.
Mon travail a commencé avec la question du reste, de ce dont on hérite, de ce dont on est fait. Faire apparaitre ce qui va disparaitre ou ce qui a été dispersé, se heurter à sa matière, à sa présence. Cette recherche m'a amenée à interroger la façon dont je m’inscris dans un territoire, que ce soit un espace géographique, géologique, mais également artistique, littéraire. Comment ma pensée, mes pas et mes tracés s’immiscent et traversent ces "espaces", s’y installent ou en prélèvent des fragments pour en faire une nouvelle écriture. Cela engendre souvent un travail de séries ou de déclinaisons d’un support à un autre (installation, dessin, photo...), alors que mes vidéos et certaines de mes photos s’appliquent à capter les premiers jets, non pas tant dans leur caractère de premier, mais dans celui de « ce qui advient », ce qui est arrivé une fois, aussi heurté et incertain soit-il. Ma recherche interroge également la question de l’empêchement de la parole.


www.anaispelaquier.com

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